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Adriano et El Rafi sortent en triomphe !

  • Photo du rédacteur: Puech Jérôme
    Puech Jérôme
  • 24 mai
  • 3 min de lecture

Corrida 100% française (matadors et taureaux) avec 5 matadors nîmois.


El Rafi et Adriano sortent à hombros par la grande porte des arènes


Arènes : 3/4 pleine 10 000 spectateurs. 30 degrés. Tibo Garcia (une oreille). Solera (Vuelta). Serrano (une oreille). Adriano (deux oreilles). El Rafi (deux oreilles). Solal (une oreille).


Garcia : une oreille généreuse


Tibo Garcia (confirmation d’alternative) coupe une oreille très généreuse. Elle a été pourtant demandée majoritairement par le public par son fan club présent. Son taureau de Margé (Béziers) a eu droit à une vuelta posthume grâce à sa puissance révélée à la pique.


Solera, seul à ne rien couper


Solera (né à Martigues et confirmation d’alternative) commence par une porta gayola. mais le toro ignore l’homme à genou, distrait. Il refuse la deuxième pique. La pose de banderilles aux couleurs de Nîmes est catastrophique. Immobile, Solera fait tourner le toro autour de lui avec grâce et élégance. Il dompte son exemplaire au fur et à mesure de ses séries de passe. À la mort, il glisse son épée et la retire aussitôt. Saluts et vuelta. N’étant pas nîmois, la pétition a été faible.


Une oreille sérieuse comme son estocade


Marc Serrano lors de sa vuelta méritée


Marc Serrano accueille un exemplaire tout noir de 560 kg à genou lui aussi. Réussi. L’envie est la. Le taureau semble perdre de sa force au fur et à mesure des faenas. La musique et les jolies faenas étaient là mais sans transcender le public, il est difficile d'espèrer sortir par la grande porte. Très belle estocade. Mort subite. Une oreille obtenue et demandée par le public. C'est un bon moment.


Le vainqueur de cette course avec deux oreilles de talent



Adriano accueille le toro assis sur la talanquera. Ses Veroniques sont stylées et artistiques. Il enflamme le public par son travail au capote. Il plante lui même les banderilles avec Solal et El Rafi. Allegria nîmoise. Adriano les plante « Al quiebro ». Il entame le tercio de muleta à genou avec maestria. Chicuelo joue la procession d’El Rocio. Magique. On se croirait à Pablo Romero vers minuit. Adrien Salenc est au dessus de ses prédécesseurs. Du rythme, du duende. L’élève de l'école taurine de El Juli montre sa palette de faenas. Belle épée d’estocade. Deux oreilles fortement réclamées. Non pas qu’il les mérite mais il est au dessus de celles distribuées avant. Logique dans l'ordre des attributions.


El Rafi, le meilleur à l'applaudimètre


El Rafi accueille avec enthousiasme son toro à genou et a gayola près de la talanquera. Il donne le ton ! La concurrence avec Adriano est lancée. Gros travail au capote avec des chicuelinas notamment. Il plante les banderilles seul, une paire à l’écarté. Le public s’emballe. Brindis à Teissier, curé des arènes. El Rafi est le chouchou des nîmois. Son taureau avance tout seul. Il donne du rythme aux faenas rapides et endiablés par la vitesse de l'animal. L’applaudimètre monte en chaleur. Maladroit au premier coup d’épée, il se rattrape vite. Deux oreilles et vuelta du taureau. Super toro. El Rafi a montré qu'il était un grand torero nîmois et très apprécié du public matinal.



Solal, majestueux aux banderilles


Solal reçoit un taureau de 580kg. Le plus lourd de la mi-journée. Sobre et classique au capote. Solal pose les banderilles car le public le réclame. Il régale avec les banderilles blanches à 4 reprises ! Rare. Éloge de la lenteur et de la patience face à un taureau qui tire la langue. Solal réduit de plus en plus les distances et finit dans les cornes. Belle estocade. Une oreille.


Bilan 7 oreilles et une sortie sur les épaules et par la grande porte pour Adriano et El Rafi. Beau lot de taureaux. Adriano est sans doute le meilleur de cette course où tous les nîmois ont coupé une oreille au moins. Il faut souhaiter que les nîmois triomphent ailleurs désormais.

 
 
 

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